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Château de Vaux (XVème siècle)

Première demeure construite par Jean BOURRE, grand argentier de Louis XI

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Circuit Jean Bourré

 

« En son vivant il fist plusieurs choses mémorables.... entre aultres il a édifié et faict construire de forts beaux chasteaulx et maisons de plaisance comme Langès, Longué, Jarzé, le Plessis-Bourré, Vaulx et Coudray et Antrammes près de Laval »

 

 

 

 
Etape 1 : Entrammes *
La châtellenie était une des plus anciennes de la baronnie de Laval. Elle s’étendait sur Forcé, Parné, Maisoncelles, et en partie sur cinq autres paroisses. Jean Bourré l’acquit en 1480 de Jean et Anne de Rochechouart pour 6.000 écus d’or. Il la cèdera ensuite en hommage à Guy de Montfort.


A voir :
Le château, datant du XIIème siècle, était un des vieux donjons de la féodalité. En forme de T, entouré d’une douve profonde. Incendié par les Vendéens en 1794. Une partie est reconstruite en 1840, dans le goût de l’époque.
Manoir du Breuil aux Francs. Une ancienne commanderie des templiers, avec des petites fenêtres romanes du XIIème siècle. Réaménagé aux XV et XVIème siècles.


 

Etape 2 : Château-Gontier **
Jean Bourré est né à Château-Gontier en 1424, dans une maison aujourd’hui disparue de la Grande Rue. Il étudia dans la collégiale qui jouxte l’église St Just. Il possédait des maisons et jardins dans la Rue aux Juifs.

 

A voir :
La Grande Rue, avec ses maisons médiévales, qui va de la Mayenne à l’église St Jean
L’ancien grenier à sel (1 rue de la Harelle). Début XVIème siècle, belle maison à colombage avec tourelle. Château- Gontier était une région de haute gabelle (c’est-à-dire que l’impôt sur le sel y était élevé), ce qui incitait à la contrebande avec la Bretagne.
Hôtel Lantivy (26 rue Chevreul), un des plus beaux hôtels particuliers castrogontérien. Début XVIème siècle.
Manoir de la Touche (place André-Counord) racheté par les Ursulines. XVème siècle. Tourelle d’escalier, style Vaux. Salle gothique, avec imposante cheminée restaurée. Abrite maintenant les écoles de musique, danse et arts visuels de la ville.
Hôtellerie du Louvre (rue Trouvée). Le porche et la cour, d’où l’on voit des façades de schiste et tuffeau, et des colombages du XVème siècle. La rue Trouvée était dans l’ancien axe Angers-Laval, et était par conséquent très commerçante
Eglise St Jean Baptiste. Dèbut XIème et XIXème (pour la façade Ouest). Peintures murales du XIème au XIVème siècle, révélées suite à un incendie en 1940. Crypte Notre-Dame-de-Sous-Terre (XIème). Statue en bois polychrome de St Loup, du XIIème. Les parents de Jean Bourré (Guillaume et Bertranne) sont enterrés là.
Jardin du Bout-du-Monde, derrière l’église St Jean, pour le point de vue sur la Mayenne et la portion de rue piétonne qui longe les remparts.
Marché aux Veaux. 1er marché européen du veau, présentant 4000 têtes tous les jeudis. Dès le XIème, Château-Gontier était une importante ville de foires (St Fiacre, le 30 aôut) et de marchés (Toiles, tous les jeudis – son père Guillaume Bourré était drapier).


Etape 3 : Miré **
Sur une propriété de ses parents, Jean Bourré fit construire le château de Vaux en 1464. La seigneurie de Vaux était « composée de maison clouse à douves, jardins, vergers, bois de haute futaie, prés, étangs et garennes ». La majorité des terres alentours appartenant à l’évêque d’Angers, le domaine était peu susceptible d’être agrandi. Aussi Jean Bourré résolut-il rapidement d’acquérir les terres du Plessis-le-Vent et d’y construire le Plessis-Bourré. Jean Bourré étant continuellement retenu auprès du Roi, c’est Marguerite de Feschal qui surveilla les travaux depuis Vaux, entre 1468 et 1472.


A voir :
Château de Vaux (XVème siècle) (à 3,5 km de Miré, en direction de Bierné). Premier château de Jean Bourré, ce château illustre le renouveau architectural du XVème siècle, où les forteresses féodales se font moins rudes et plus agréables. Trop petit pour intéresser de puissants nobles, il a surtout servi pour administrer les fermes avoisinantes et a ainsi traversé les siècles sans modifications architecturales majeures. Totalement ruiné en 1960, il échappe de justesse à la disparition, grâce au Ministère de la Culture et la persévérance de ses derniers propriétaires.

Visite libre des abords toute l'année, de 10h à 19h.

Eglise Saint Mélaine (XVIème siècle) (centre ville). Spectaculaire voûte en carène de bateau renversée, comprenant 43 panneaux peints de scènes de la Bible et de la vie du Christ. Restaurée au XIXème siècle.

 


Manoir de Mergot. (à la sortie de Miré, en direction de Sablé). Maison forte initialement ceinte de douves durant la Guerre de Cent Ans. Cette habitation est ensuite transformée en maison de plaisance, dans le même style architectural que le château de Vaux. Propriété de la famille de Tessé du XVème au XVIIème siècle.
Dolmen des Fées. (à la sortie de Miré, en direction de Sablé). Formé d’une dalle trapézoïdale reposant sur 4 pierres verticales. Prouve l’occupation ancienne du site. La fée qui avait transporté la dalle y aurait laissé l’empreinte de sa tête et de ses mains.


Etape 4 : Le Plessis-Bourré ***
Achat de la seigneurie du Plessis-le-Vent en 1462 à Charles de Sainte-Maure. Jean Bourré fit abattre l’ancien manoir de la famille Sainte-Maure pour y creuser un étang et construire entre 1468 et 1473 le Plessis-Bourré, un château de défense et d’agrément « qui est tenu ung des chasteaux de France pour ce qu’il contient, le plus aysé et le mieulx bati ».


A voir :
Château en tuffeau rectangulaire, avec une tour coiffée d’un toit pointu à chaque angle, ceint de larges et profondes douves. Cour intérieure de 1300 m2. On accède par un pont-levis. Horaires de visite : de 10h à 18h, tous les jours de juillet et août, suivre le lien pour les autres dates.
Salle du Parlement (ou des Ambassadeurs de Hongrie, que Charles VIII reçu ici en 1487). Grande salle voûtée d’ogives avec une cheminée monumentale.
Chemin de Ronde. Terrasse couverte de 3 m de large, débordant l’ensemble du château et permettant l’installation de pièces d’artillerie.
Salle de garde, ornée de son plafond en bois d’origine, comprenant 6 caissons qui contiennent chacun 4 tableaux en grisaille représentant des proverbes et des sujets allégoriques ou alchimiques chers à Jean Bourré.
Salons XVIIIème, avec meubles et boiseries d’époque


 

 


Etape 5 : Le Plessis-Macé ***
Thibault de Beaumont, seigneur de la Forest et gouverneur d’Anjou après Bourré, édifia le Plessis-Macé dont le temps a laissé subsister, au milieu de ses larges et profondes douves, les puissantes tours à machicoulis et le donjon. « Monsieur du Plessis, je me recommande à vous tant de bon coeur que je puis... je me tiens plus tenu à vous qu’à homme de France, et vous tenez sceurs que ce que me conseilleres que je suis tousjours prest de la fere... Escript au Plessis-Macé, ce mercredi premier jour de décembre – De la main du tout votre compère, Thibault de Beaumont. ».


A voir :
Tour maîtresse. Partiellement ruinée. Construite au XVème, au sommet d’une ancienne motte entourée de douves du XIème.
Cour intérieure. Le logis est éclairé de larges fenêtres à meneaux. On y voit des cheminées monumentales du XVème, ainsi que du mobilier et des tapisseries du XVI et XVIIème.
Chapelle Saint-Michel. Sous le plafond lambrissé, deux magnifiques tribunes en chêne.


   

 

 

Etape 6 : Soulaire-et-Bourg *
L’église fut reconstruite en 1491 par Jean Bourré. Dans son testament du 17 août 1505, Jean Bourré fonde « en l’honneur et révérence de Nostre Dame, le suffrage et sallutation de Salve Regina, avec l’oraison Concede et Pater Noster à estre distz par chaque dimanche en l’an et feste solennelle à perpétuité devant l’image et représentation de Nostre Dame, en l’église de Bourg, du retour de la procession, et avant que commencer la grant messe ».


A voir :
Le choeur avec ses 2 fenêtres à meneaux ogivaux, et une ancienne chapelle seigneuriale ouvrant par un arc en anse de panier dont la clef porte les armes de Jean Bourré.

  

Etape 7 : Angers ***
Jean Bourré conçut de faire édifier un magnifique hôtel à Angers, sur l’emplacement de vieilles maisons demeurées sans maîtres. « Ledit Bourré fera tout ruer par terre, et y fera si Dieu lui donne vie et santé fere une belle maison qui lui coustera plus de IIm escuz, à la décoration de la ville d’Angers, pour y loger le roy s’il lui plaist... ». Ce projet ne se concrétisa hélas pas, mais aurait sûrement rivalisé de magnificence avec le Logis Barrault, du trésorier de Bretagne.

En 1485, Charles VIII nomma Jean Bourré capitaine du château d’Angers. A ce moment, la guerre avec la Bretagne menaçait de reprendre et Angers était d’un intérêt stratégique primordial. Il entreprit d’importante réparations aux murailles du château et le dota d’une puissante artillerie. On retrouve dans les archives de la ville maintes traces d’offrandes « à Mons. du Plessis-Bourré, trésorier de France et premier président de la Chambre des Comptes, à Paris, en rémunération de plusieurs grans services que ledit seigneur a par cy devant faiz à la ditte ville, et encores fait chacun jour, en maintes manières, dont ledit conseil est bien records, et aussi que son plaisir soit tousiours avoir les nécessitez et affaires de laditte ville en bonne recommandation ».


A voir :
Le Château (Murailles, Logis Ducal, Tentures de l’Apocalypse)
• Ancien Hopital St-Jean (la Salle des Malades, les Greniers, la tapisserie « Le Chant du Monde »)
Ancien Hôtel de Ville
Logis Barrault, hôtel particulier d’Olivier Barrault, trésorier de Bretagne et maire d’Angers à la fin XVème. Maintenant, musée des Beaux-Arts
Maison d’Adam, une des plus belles maisons gothiques en pans de bois conservées à Angers.

 

 

Etape 8 : Le Verger *
Pierre de Rohan, seigneur de Gié, maréchal de France et ami de Jean Bourré, construisit entre 1494 et 1499 le splendide château du Verger à Seiche-sur-le-Loir. « Ce grand, somptueux, magnifique et puissant logis et chastel... défendu par... six tours rondes à couronnement de machicoulis, creneaux et hauts toit pointu, le mur plaqué de bourdond St-Jacques en saillie, se reliant par des courtines, surmonté d’un chemin de ronde, et qui formaient une haute enceinte, bordée extérieurement de larges douves vives. ». Ce château sera vendu mais le cardinal de Rohan en fera démolir la majeure partie en 1776 pour empêcher que d'autres familles ne reposent auprès de ses illustres ancètres. Il n’en reste hélas donc plus que les deux ailes de service.


A voir :
Le château (XVème). Le châtelet d’entrée et les deux bâtiments encadrant l’avant-cour, qui abritaient les gens de pied et le logis des cavaliers, sont encore visibles. 

 

   

 

Etape 9 : Jarzé *
Jean Bourré acheta le domaine en 1473 aux Sainte-Maure. Sur l’emplacement d’un château de Foulques Nerra (XIIème siècle), il fit construire un château de plaisance flanqué de quatre tours, avec un corps de logis semblable à celui du Plessis-Bourré.


A voir :
• Le château
(XVème et XIXème siècles) est un monument privé et ne se visite pas. On raconte que Jean Bourré, dont la santé et la vue déclinaient, fit agencer les pièces comme au Plessis-Bourré afin de mieux s’y repérer. Le château, moins austère que le Plessis-Bourré, domine un paysage de plaines, de collines et de forêts qui donne jusqu’à la Loire. Le château a été incendié par les Vendéens en 1793, puis reconstruit au XIXème siècle dans un style italien. De la construction du XVème siècle, il subsiste encore le corps principal du bâtiment, quelques pièces et des plafonds peints. 


L’église, dédiée à Saint Cyr et Sainte Julitte, a été profondément remaniée et agrandie par Jean Bourré à partir de 1481, en vue d’y établir un chapitre de 5 chanoines, 1 vicaire et 2 chapelains. Jean Bourré la fait richement décorer, avec des ensembles de statues (dont il ne subsiste que celle de St Cyr enfant, tenant une poire de bon chétien, et dont on dit que ce serait le portrait de son quatrième fils Charles) et des fresques (« Mise au tombeau » de Louis Mourier en 1504, restauré en 1966 par Michel Jeanne, dont on dit que Jean Bourré s’y serait fait représenté parmi les prophètes). Deux beaux groupes de 7 stables gothiques. Jean Bourré y est enterré avec sa femme Marguerite de Feschal. La sépulture a été vandalisée par les chouans mais restaurée depuis.

   

 

 

Etape 10 : Longué-Jumelles *
Le blason de la ville intègre les armes de Jean Bourré. Lequel de ses deux châteaux fut la propriété de Jean Bourré ?


A voir :
Manoir de la Vente (XVème). Louis Lejumeau (1593), puis Pierre Sellier (1664).
• Ancienne Gentilhommière de la Rigauderie (XVIème). Ne subsiste que le porche et une tour carrée. Autrefois bordé de douves profondes et de 2 pont-levis. Transformé en fonderie de cuivre pour bateaux en 1870.



Un peu plus loin, dans le Val de Loire....

Langeais ***
En 1465, Louis XI ordonna à Jean Bourré de reconstruire un château à Langeais. Ce fut un des premiers châteaux Renaissance du Val de Loire. Sans doute faute d’argent, ou parce que les constructions en forteresse passaient de mode, Jean Bourré ne fit construire que 2 cotés du quadrilatère initialement prévu. Encore austère, Langeais est déjà un château largement ouvert sur une cour et des jardins intérieurs raffinés. Jean Bourré fut ensuite nommé capitaine de Langeais. En 1491, on y célèbra en toute discrétion le mariage de Charles XIII et Anne de Bretagne, qui conduira au rattachement de la Bretagne à la France en 1532.


 

 

Plessis-les-Tours *
C’est à Plessis-les-Tours que Louis XI avait établi sa cour. Jean Bourré s’y rendait fréquemment pour conseiller son maître. Il ne reste qu’une bien modeste partie du château royal, maintenant reconvertie en théâtre.


    


 

 

Amboise***

Le Dauphin Charles était de santé fragile, et représentait surtout pour les ennemis de Louis XI l’héritier légitime au trône. Afin de bien le protéger, Louis XI résolut de confiner le Dauphin à Amboise, en compagnie de la reine Charlotte de Savoie, et sous le gouvernement de l’indéfectible compère Jean Bourré. Ce dernier y séjourna ainsi 5 ans, sans guère de possibilités de s'en éloigner, et cela jusqu’à la mort du roi le 21 septembre 1482.

 


 

Notre-Dame-de-Clery*

Louis XI avait une grande dévotion pour le sanctuaire de Notre-Dame-de-Clery et invoqua souvent la statue réputée miraculeuse qu’il contenait, à des moments périlleux de sa carrière. Il voulut y reposer après sa mort, plutôt qu’à la basilique Saint-Denis. Il chargea donc Bourré d’enjoliver l’église, mais sans ostentation. Celui-ci la fit agrandir de 4 piliers et décorer d’un portrait du roi par Maitre Colin et d’un mausolé en cuivre par Conrad de Cologne. « Maistre Colin d’Amiens, il faut que vous faciez la pourtraicture du roy, nostre sire ; c’est assavoir qui soit à genoux sus ung carreaul comme ycy dessoubz, et son chien costé de luy, son chapeaul entre ses mains jointes, son espée à son costé, son cornet pendent à ces espaules par darrière, monstrant les deux botz. Outre plus fault des brodequins, non point ses ouseaulx, le plus honneste que fere ce pourra ; habillé comme ung chasseur, atout le plus beau visage que pourres fere, et jeune et plain ; le netz longuet et ung petit hault, comme savez, et ne le faictes point chauve... ». L’église a ensuite été pillée par les Huguenots.

 

 

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